Le Séminaire de recherche « Bible, littérature, psychanalyse » (SBLP) place l’interdisciplinarité au cœur de sa démarche. Il s’agit de pratiquer des allers et retours entre le texte biblique, la littérature et la psychanalyse. Peuvent également s’y ajouter les contributions de la théologie systématique, de la théologie pratique et de l’herméneutique. Du croisement de ces divers points de vue, opérant à la lisière de l’objectivité du texte et de la subjectivité du lecteur, émergent des possibilités de sens qui éclairent d’un jour particulier les représentations du divin et de l’humain. Ajoutons qu’une telle pratique de l’interdisciplinarité s’interroge nécessairement sur ses fondements, ses enjeux, sa conduite et ses effets, ce qui appelle régulièrement des réflexions d’ordre épistémologique et méthodologique.

Le SBLP rassemble, outre des enseignants-chercheurs de l’IPT, des universitaires d’horizons et disciplines divers, des psychanalystes, des ministres soucieux de formation permanente, et des étudiants de 3e cycle. Ces derniers peuvent obtenir des ECTS en intervenant sous forme d’exposé au séminaire du SBLP, en lien plus ou moins direct avec leur travail de recherche (M2R ou Doctorat). Le séminaire est également l’occasion de collaborations régulières avec diverses institutions francophones (Strasbourg, Fribourg, Lille, Louvain, Montréal…).

Le séminaire compte quatre séances par an (voir programme annuel), où alternent exposés et lectures de textes. Ses travaux donnent parfois lieu à publication dans diverses revues, dont ETR. Il est actuellement co-dirigé par Guilhen Antier (guilhen.a30@gmail.com), Céline Rohmer (cjrohmer@gmail.com) et Christophe Singer (c.singer@free.fr).

Thématique 2020/2021 :

Lecture(S)

Se retrouver autour de l’objet « Bible » à partir d’ancrages dans des disciplines différentes telles que l’exégèse, l’herméneutique, la psychanalyse, questionne nos façons de lire : présupposés, méthodologies, effets sur le lecteur, etc. Le fait même de l’interdisciplinarité, rarement théorisé en tant que tel, doit aussi pouvoir être interrogé et donner lieu à des élaborations. C’est pourquoi le séminaire propose une année de reprise réflexive de la problématique de la lecture, ou plutôt des lectures, à l’articulation de la pratique effective de la lecture et de ses théorisations.

Dates 2020/2021 : jeudis 24 septembre, 17 décembre, 11 février, 6 mai. Les séances se déroulent ordinairement de 9h30 à 16h30, en salle des Actes (RdC) et/ou au Centre de théologie pratique et historique (1er ét.).

Programme de la séance du 24 septembre 2020 (salle des Actes) :

– 9h30-10h45 : Exposé de Guilhen Antier : « Bible, littérature, psychanalyse : une articulation improbable ? » et discussion.
– 10h45 : pause
– 11h-12h30 : Lecture du texte de Freud de 1908, « Le poète et l’activité de fantaisie ».
– 12h30-14h : Pause déjeuner.
– 14h-15h45 : Lecture du texte de Mt 16,1-12.
– 15h45-16h : Questions diverses (dates et organisation des prochaines séances, travaux des doctorants…)
En raison de l’incertitude liée à la situation sanitaire, mais aussi en pensant aux participants vivant loin de Montpellier, la journée pourra être suivie en intégralité sur GoToMeeting.
A noter : à 16h30 aura lieu la soutenance du mémoire de Cycle M2 Recherche d’Arnaud van den Wiele : « Qu’est-ce qu’une maison ? Approche théologique d’un lieu peu ordinaire. »

Programme de la séance du 17 décembre 2020 : à préciser

Programme de la séance du 11 février 2021 : à préciser

Programme de la séance du 6 mai 2021 : à préciser

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Thématique 2014–2019

Du fratricide à la fraternité

Dans la diversité des approches critiques, l’attention est portée sur sa mise en œuvre artistique (mécanisme narratif, langage, style, jeu mouvant des images et bien d’autres éléments). Les données récoltées mettent au jour une diversité des enjeux théologiques et anthropologiques de la relation fraternelle racontée dans le corpus biblique. La question du lien fraternel, métaphore du lien social, politique et ecclésial, est abordée depuis le lieu même de ses empêchements, de ses ratés et de ses impossibilités, ce qui implique un travail de déconstruction des représentations prétendument innocentes de la fraternité, dans la conscience que la haine est tout autant impliquée que l’amour dans la constitution du lien à l’autre. Les rapports ambivalents et non dépourvus de violence du sujet à l’Alterité se trouvent ainsi au cœur du questionnement.